Curare

          Le curare est un poison issu d'une liane, la Strychnos toxifera provenant d'Amérique du Sud et plus particulièrement de la forêt tropicale amazonienne. Son nom vient du mot « ourari » qui signifie « la mort qui tue tout bas » en langue indigène. Cette espece particuliére est particuliérement présente en Guyane française.

          Il se présente sous la forme d'un arbrisseau grimpant et épineux, couverte de long poils rougeâtres. Ses feuilles mesures environ 5 à 10 cm et forment une courbe fermée dite ellipse. Trés velues elles aussi, elle comporte une partie rétrécie à leur base que l'on dit pétiolé. Cet arbriseau comprend également de belles fleurs blanches à corolle barbue vers l'extérieur pareillement parées de poils roussâtres. Ses fruits sont des baies qui peuvent atteindre la taille d'une grosse pomme.

                            

          A l'origine , il est utilisé par les indiens d'Amérique du Sud qui en enduisent leurs flèches afin de tuer le gibier à distance et sans effrayer les autres animaux.

          Toutes les parties de la liane sont toxiques et particulièrement l'écorce. Les éléments toxiques qui la compose sont les alcaloïdes curarisants ou bisindoliques. Ils ont pour effet de provoquer une paralysie des muscles suivi de leur relâchement. Le curare en comptient deux pprincipaux.

          Mais avant tout, une petite explication sur leur mode de fonctionnement s'impose. Il faut savoir que les messages emis par le cerveau sont véhiculés par les cellules nerveuses jusqu'à nos muscles. Entre chacune de ces cellules, les informations sont transmis par des réactions chimiques qui sont ensuite captés par la cellule suivante qui contient des recepteurs destinés à cet effet. C'est là qu'interviennent tous les alcaloïdes. Ceux-ci se lient aux recepteurs des cellules, empéchant ces derniers de receptionner les informations chimiques. Ne recevant aucun ordre du cerveau, les muscles cessent toute activité.

  

           Un des principaux est la curine de formule C18H19NO3 qui paralyse uniquement les fibres musculaires du cœur. Cependant leur action reste peu importante et limitée. Le second alcaloïde important est la curarine (C19H26N2O2). Elle agit, quand à elle, sur les terminaisons nerveuses de tous les muscles striés squelettiques, autrement dit somatiques, rattachés au squelette et qui assurent par leurs contractions le mouvement des organismes (biceps, triceps, mais pas le coeur ou l'estomac). Les symptômes caractéristique d'un empoisonnement au curare sont des troubles nerveux tel que la paralysie progressive de tout le corps et un arrêt respiratoire entrainant la mort. Son seul antidote connu est la néostigmine associé à l'atropine. 

          Cependant ce poison est également utilisé en médecine. On le retrouve en homéopathie en dose minime afin de provoquer certaines réactions défensives de l'organisme. Toujours en petite quantité, il peut être injecté dans sa forma brut lors d'intubation oro-trachéal difficile pour que les muscles de la gorge se relachent. Il est également injecté en phytothérapie, sismothérapie et surtout lors de crises convulsives généraliées dûes à des électrochocs. On le retrouve dans ses alcaloïdes principaux dans l'Anectine® et la Célocurine® et un de ses dérivé dans le Puvalon® . Tous ces médicaments on pour but provoquer un relachemnt de muscles. Le Puvalon® est particuliérement utilisé dans les opérations chirurgicales mais aussin lors des condamnations à mort aux USA. Or, l'utilisation de ces médicaments rend l'assistance respiratoire obligatoire en raison de la paralysie des muscles striés. Elle peut également provoquer des allergies graves, ce qui entraîne une très grande précaution d'utilisation.

  

          Etant donner que le curare est parfois utilisé directement par injection nous allons nous intéressé à sa fabrication traditionnelle. 

           La liane est récoltée et l'écorce est râpée et récupérée, car c'est dans cette partie que l'on trouve les alcaloïdes curarisants. L'écorce est placée dans un filtre formée de roseau ou de bambou et garni de feuilles. Ensuite les indiens lavent l'écorce avec de l'eau et récupère un liquide rouge. Les lavages successifs épuisent la drogue et l'eau devient de plus en plus claire. Le liquide obtenu est mis a feu vif jusqu'à ébullition, et on le maintient une dizaine de minutes à cette température. Il est ensuite transvasé et placé sur feu plus doux durant de longues heures, c'est l'étape de concentration qui consiste à faire évaporer l'eau. Quand le poison est suffisamment concentré, il se présente sous forme d'un liquide épais noirâtre, il est alors coulé dans le récipient destiné à sa conservation. En se refroidissant il prendra une consistance plus ou moins solide, selon le mode de fabrication et l'origine du curare. Le curare ainsi préparé et conservé, peut garder son activité pendant de long mois, les indiens savent cependant que le poison perd de son efficacité avec le temps.  

 

Il est possible de consulter l'album photo (en haut de la page en dessous du titre)

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